Vous êtes ici :Accueil du site > Club > L’EAG en Côtes d’Armor

L’EAG en Côtes d’Armor

mardi 31 juillet 2012

Guingamp, ville d’un peu plus de 7 000 habitants, constitue une des jolies perles qui enrichissent le département des Côtes d’Armor réputé pour sa beauté et la chaleur de ses habitants. Le film vu du ciel, du caméraman-réalisateur costrarmoricain Hervé Coudrais quelques uns des plus beaux sites de notre département. A consommer sans modération.


Les Côtes d’Armor vues du ciel réalisation Hervé... par rostrenen10

Localisation et Historique de Guingamp

Située dans le département des Côtes-d’Armor en région Bretagne, la ville se situe à 110 km de Brest et 130 km de Rennes. La Préfecture, Saint-Brieuc est distante de 32 km à l’est. Historiquement, Guingamp (Gwengamp en breton) appartient au Tregor (Bro Dreger).

Guingamp est traversée par le Trieux.

Voies de communication et transports

Voies routières

Route nationale 12

Transport ferroviaire

La Gare de Guingamp se situe sur la Ligne Paris-Montparnasse - Brest qui la relie à la capitale en 3h20.

2 lignes de réseaux secondaires ligne de Guingamp à Carhaix et ligne de Guingamp à Paimpol permettent de joindre Carhaix et Paimpol.

Géologie

La région de Guingamp est marquée géologiquement par la chaîne cadomienne : au sud-ouest, le complexe de Belle-Isle-en-Terre (gabbros et péridotites) caractérise le bassin arrière-arc de cette chaîne. Guingamp est marquée par le métamorphisme intense de roches sédimentaires en migmatites et granitoïdes.

Communes limitrophes

Histoire

Guingamp (Guemcamp) est cité en 1123 dans le cartulaire de Saint-Melaine de Rennes (Mor., Pr. I, 546). A point de vue féodal, la châtellenie de Guingamp est, sous l’Ancien Régime, un membre du comté de Penthièvre, érigé en duché par lettres patentes de septembre 1569. A point de vue judiciaire, il y a un sénéchal à Guingamp dès 1189 (Cartulaire de Saint-Georges de Rennes, n° 20). La sénéchaussée est ducale de 1569 à la Révolution.

L’enceinte urbaine de Guingamp, édifiée à partir de 1446 par Jean de Beuves pour Pierre II, duc de Bretagne, comte de Guingamp, est achevée en 1456 et était à l’origine jalonnée de six tours (dont celle de Saint-Sauveur, de Traouzach, de Toulquellenic,....), de quatre portes et de deux poternes : une barbacane défendait à l’Est la porte de Rennes, entrée principale de la ville de Guingamp. Encore intacte au début du XIXe siècle, il n’en reste plus que le front sud, dominant la vallée du Trieux.

Guingamp est constitué de :

la ville close, site fortifié au Xe siècle par les seigneurs d’Avaugour. Elle comprend la partie située à l’intérieur des murs. Dès 1208, le comte de Bretagne possède une motte avec une chapelle à Guingamp (Anc. év. VI, 149). Les murs qui entourent la ville close et marquent les limites de la paroisse Notre-Dame sont élevés par Pierre de Bretagne, comte de Bretagne, vers 1444. À l’intérieur de ces murs se trouve un château dont la chapelle devient l’église Notre-Dame de Bon-Secours. Le faubourg de Montbareil est rattaché dès 1689 à la paroisse de Notre-Dame ;

Saint Sauveur dont l’église est, en 1123, celle d’un prieuré de l’abbaye de Saint-Melaine. Le prieuré, érigé en abbaye en 1123, est donné le 19 septembre 1151 aux moines de l’abbaye tourangelle de Saint-Martin de Marmoutier, avant d’être à nouveau restitué à Saint-Melaine, l’année suivante (en 1152). Deux autres couvents, celui des Cordeliers, en 1283, et celui des Dominicains (ou Jacobins), en 1284, sont édifiés sur le territoire de Saint-Sauveur ;

la Trinité dont l’église est citée dès 1152 et qui est paroisse dès 1288. Cette paroisse est donnée en même temps que Saint-Sauveur à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes qui y crée un prieuré. Le prieuré de la Trinité était jadis une haute justice. L’église est reconstruite au XVIIIe siècle. La Révolution en fait un grenier à fourrages. Dans un piteux état en 1807, elle est démolie et les pierres servent à la réparation de Notre-Dame. En 1579, la famille de La Rivière-Coatrieux prend possession de cette terre de Pierre Bizien du Lézard, et en donne une partie aux Capucins, en l’an 1615 ;

Sainte-Croix dont l’église abbatiale est citée dès 1170. L’abbaye Sainte-Croix aurait été fondée vers 1130-1134 en faveur des chanoines augustins (conduits par Jean de Chatillon) par le comte Etienne et sa femme Havoise de Guingamp. La tradition veut que la première pierre de l’abbaye ait été portée sur les épaules de l’un des fils d’Etienne, Henry (marié en 1151 avec Mathilde de Vendôme, et décédé en 1180). En l’année 1140/1144, Jean de Chatillon est nommé aux deux évêchés de Tréguier et d’Aleth. L’abbé de Sainte-Croix (décédé en 1170) opte alors pour Aleth et sera consacré à Rome sous le pontificat de Lucius II. Il est remplacé à Sainte-Croix par l’abbé Moyse, chapelain de la comtesse Havoise. En 1190, on trouve Jodoin, comme abbé de Sainte-Croix. Réparé au XIXe siècle, le monastère et le bourg de Guingamp vont souffrir lors du siège de Guingamp, en 1489. Les religieux désertent le monastère au XVIIe siècle et sont remplacés par six prêtres séculiers ;

Saint-Michel qui est une paroisse dès 1380 et succursale de la paroisse de Plouisy. En effet, situé sur le territoire de Plouisy, Saint-Michel est paroisse mère jusqu’au XVIe siècle et devient ensuite église tréviale. La paroisse de Saint-Michel est mentionnée par une donation de Guillou, seigneur de Caylou, en juin 1261. Un autre acte de 1270 mentionne encore une donation faite en faveur du prieuré (Villa Christi). La chapelle primitive dédiée à saint Jean, et qui au XVe siècle était une possession de l’abbaye de Bon-Repos, est une probable fondation des Templiers ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1345, suite à un incendie, la tour tombe en ruines, Charles de Blois la fait réparer et donne 35 écus pour les réparations de l’église ; elle est reconstruite en 1351 et tombe en ruine avant la Révolution. Le seigneur de Saint-Michel en était le fondateur. Saint-Michel était jadis le siège d’une châtellenie, relevant du Penthièvre. Saint-Michel est apporté en 1403, à la maison de Laval, par le mariage de Jehan de Montfort, fils de Raoul et de Jeanne de Kergolay, avec Anne, unique héritière de Laval. En 1549, la comtesse de Laval vend cette terre avec velle du Vieux-Marché, à Dandelot, qui les rétrocède en 1555 à Raoul de Cléauroux, d’où elle passe, en 1586, par alliance, à la maison de La Rivière-Coatrieux ;

Saint-Martin qui était paroisse dès 1471. La paroisse est supprimée en 1610 (ordonnance épiscopale du 26 mai 1610) et rattachée à celle de la Trinité. À partir du XVIIe siècle, les dominicains (ou Jacobins), successivement chassés de Montbareil et du manoir de Penquer (en Trinité), viennent s’établir à Saint-Martin le 12 décembre 1610 ;

Saint-Sauveur, la Trinité et Notre-Dame sont mentionnés dès 1120 dans une bulle papale, confirmant le don à l’abbaye de Saint-Melaine de Rennes des deux premières et des droits dans la dernière. Conan IV fait donation à Saint-Sauveur entre 1160 et 1171 du quart de ses moulins, près de Rochefort.

Dotée d’une organisation municipale, avec un procureur (Colin David) et une communauté de ville, dès 1380, elle est pourvue d’une ceinture de remparts, percée de quatre portes, et d’un château édifié entre 1438 et 1446 par Jean de Beuves pour Pierre II. Guingamp devient une paroisse indépendante au XIVe ou XVe siècle.

Par acte du 23 juin 1615, le marquis de la Rivière fonde le couvent des Capucins sur ses terres de la Trinité, au manoir du Penker. Les religieux s’y établissent le 15 novembre 1615. Les Jacobins quittent alors le Penquer pour Saint-Martin qui devient Sainte-Anne. Le 10 avril 1619, le pape Paul V accorde à la Frérie ou Frairie Blanche (voir note) de Guingamp (établie par Pierre, duc de Bretagne, qui en fut le premier abbé) un bref de confirmation. Par délibération municipale du 22 juin 1625, les religieuses carmélites sont admises à établir leur couvent de Saint-Yves de Guingamp. Le 14 août 1676, les religieuses hospitalières arrivent à Guingamp. Le 21 novembre 1677, Madame des Arcis établit à Montbareil, sur l’emplacement de l’ancien couvent des Jacobins, la communauté des religieuses de Notre-Dame de Charité du Refuge. Note : c’est au milieu du XVe siècle (vers 1456), qu’apparaît la Frairie Blanche (appelée encore Frairie de la Bienheureuse Vierge Marie). Elle remplace une confrérie plus ancienne dite "des disciples de Notre Seigneur".

À partir de 1790, Guingamp est chef-lieu de canton et (jusqu’en l’an IV) d’un district, avant de devenir chef-lieu d’un arrondissement en l’an VIII. Par un arrêté du Directoire des Côtes-du-Nord, en date du 28 novembre 1792, les faubourgs de Saint-Michel (en Plouisy), Ruestang (en Ploumagoar) et Saint-Martin (en Saint-Agathon) sont réunis provisoirement à la ville de Guingamp, confirmée et régularisée par une ordonnance du 6 juillet 1825. L’enclave de Kerivoalan est cédée à Plouisy par arrêté préfectoral du 20 août 1822. Le quartier de Gourlan en Grâces est annexé à Guingamp par arrêté préfectoral du 6 avril 1959. Le quartier de Roudourou en Plouisy est annexé à Guingamp par les arrêtés préfectoraux du 30 septembre et 4 décembre 1964.

Le Penthièvre fut un temps réduit à un petit comté dit « de Guingamp ».

Guingamp est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré survenue en 1675. Trois émeutiers y furent pendus.

Héraldique

Blason Blasonnement :
Fascé d’argent et d’azur de quatre pièces.
Commentaires : Les armes sont celles de la Frérie Blanche. Elles sont incrustées depuis le XIVe siècle au fronton d’une fenêtre de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours, au-dessus et à gauche de la Porte-au-Duc. Le même blason figure sur les véhicules municipaux ainsi que sur les plaques indiquant le nom des rues. Mais il existerait une variante hypothétique remontant à l’année 1447 décrivant le blason d’argent à une fasce d’azur et un chef de même2.

Pour accéder au site de la ville cliquer sur le lien suivant :

http://www.ville-guingamp.fr/