de la création à 1949 la naissance d’un club exceptionnel

EAG_1916-17

L’En Avant de Guingamp, c’est une histoire vieille de plus d’un siècle. Si chaque club possède son patrimoine et ses origines, ces notions sont probablement plus importantes encore à Guingamp. Il existe un lien direct entre ce qu’est le club aujourd’hui, et les valeurs qui ont présidé à sa création. Plus que partout ailleurs, l’histoire du club est marquée par la continuité, et la responsabilité de ceux qui l’intègrent de faire vivre ce patrimoine. C’est pourquoi nous invitons tous les passionnés d’EAG à se plonger dans son Histoire. Afin de mieux comprendre, et d’apprécier pleinement, ce qu’est l’EAG d’aujourd’hui.

 UN PROJET SPORTIF… ET SOCIAL

1912 : la fondation

C’est en 1912, par la volonté d’instituteurs laïcs, qu’En Avant voit le jour. En ce début de siècle, les milieux républicains créent une multitude de groupes de jeunesse et promeuvent l’éducation par le sport. Dans ces « patros » laïcs, on pratique le maniement d’armes, la gymnastique, l’athlétisme, l’escrime ou encore le football. A Guingamp, Henri Deschamps, le directeur de l’école primaire supérieure des garçons, est l’initiateur de la formation de l’association sportive. Celle-ci naît sous le nom de « Société d’Éducation Physique En Avant ».

Lors de l’enregistrement de l’association à la préfecture, il est spécifié que la SEPEA Guingamp a pour but le développement physique de ses membres par la pratique du sport en plein air : football, natation, tir… Le club de football prend vite le dessus et l’En Avant de Guingamp est né. Mais la naissance « officielle » du club n’interviendra que peu après la 1ere Guerre Mondiale, en décembre

1918, les footballeurs prennent le pouvoir

1918 marque un premier tournant de l’histoire du club. En Avant intègre le giron de la FFF. André Lorgeré est élu président en 1920. Radical-socialiste, il sera élu maire de la ville en 1925 avant de devenir député et secrétaire d’état. A En Avant, André Lorgeré est épaulé dans sa tâche par Yves Jaguin, tanneur dans le civil et l’instituteur Georges Voisin. Sous l’impulsion du trio, le club se structure. En Avant se dote d’un vrai terrain dans le quartier de Montbareil . Un champ plat appelé pompeusement « Parc des Sports » qui fait le bonheur des footballeurs « rouge et noir ». Le confort est sommaire. Les joueurs se changent dans les hangars voisins, se lavent dans le lavoir situé tout près. En Avant gravit les échelons dans la hiérarchie régionale du grand ouest. La DH est atteinte en 1929. Les Guingampais y côtoient Lorient, Laval , Brest ou encore Angers pendant deux saisons avant de redescendre. 

Déjà, la coupe de France

C’est en 1912, par la volonté d’instituteurs laïcs, qu’En Avant voit le jour. En ce début de siècle, les milieux républicains créent une multitude de groupes de jeunesse. Dans ces « patros » laïcs, on pratique le maniement d’armes, la gymnastique, l’athlétisme, l’escrime ou encore le football. A Guingamp, Henri Deschamps, le directeur de l’école primaire supérieure des garçons, est l’initiateur de la formation de l’association sportive. Celle-ci naît sous le nom de « Société d’Éducation Physique En Avant ».

Lors de l’enregistrement de l’association à la préfecture, il est spécifié que la SEPEA Guingamp a pour but le développement physique de ses membres par la pratique du sport en plein air : football, natation, tir… Le club de football prend vite le dessus et l’En Avant de Guingamp est né. Mais la naissance « officielle » du club n’interviendra que peu après la 1ere Guerre Mondiale, en décembre

1918, les footballeurs prennent le pouvoir

1918 marque un premier tournant de l’histoire du club. En Avant intègre le giron de la FFF. André Lorgeré est élu président en 1920. Radical-socialiste, il sera élu maire de la ville en 1925 avant de devenir député et secrétaire d’état. A En Avant, André Lorgeré est épaulé dans sa tâche par Yves Jaguin, tanneur dans le civil et l’instituteur Georges Voisin. Sous l’impulsion du trio, le club se structure. En Avant se dote d’un vrai terrain dans le quartier de Montbareil. Un champ plat appelé pompeusement « Parc des Sports » qui fait le bonheur des footballeurs « rouge et noir ». Le confort est sommaire. Les joueurs se changent dans les hangars voisins, se lavent dans le lavoir situé tout près. En Avant gravit les échelons dans la hiérarchie régionale du grand ouest. La DH est atteinte en 1929. Les Guingampais y côtoient Lorient, Laval , Brest ou encore Angers pendant deux saisons avant de redescendre.

Déjà, la coupe de France

Dans les années 30, Guingamp commence à faire parler de lui à l’échelon national. La coupe de France a toujours constitué le tremplin idéal pour accroitre la notoriété d’une cité. Les joueurs de l’entraîneur Burlot, qui dirigea l’équipe de 1926 à 1946, peuvent le vérifier dès 1931. Le CO Billancourt et ses internationaux sont les premiers cadors à découvrir, qu’au pays des menhirs, les footballeurs sont tout aussi solides. Guingamp s’incline (3-1) mais puise dans cette défaite honorable, les raisons de croire en un fabuleux destin. Deux ans plus tard, c’est au tour du grand Racing de Paris de venir humer l’air de Montbareil. Bien avant la création des coupes européennes, le Racing appartient au gratin continental avec sa pléiade de vedettes étrangères dont le gardien autrichien Hiden considéré alors comme le meilleur gardien du monde. Devant une foule record, les « rouge et noir » démarrent pied au plancher et ouvrent le score par Fichou dès la 6e minute. Les Racingmen redressent la barre et reviennent de leur voyage en province avec un score de 5-1.

EA_G_1943-44-53351

EAG 1943-44