De la DSR à la D2 L’IRRÉSITIBLE MARCHE EN AVANT

Connue et reconnue désormais dans la France entière, cette bande de jeune aurait pu se disloquer, céder aux chants des sirènes. Convaincus par Noël Le Graët que leur destin passe par Guingamp, les joueurs décident de continuer à prendre du plaisir ensemble sous le maillot rouge et noir. Le statut des Guingampais a toutefois changé.

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Les »Rouge et Noir » sont jalousés et doivent désormais affronter des clubs qui rêvent de faire les tomber. Sur sa lancée, En Avant accède à la DH avant de goûter à la troisième division en 1976. Une première saison couronnée d’une accession inespérée. Au terme d’un match mémorable à Yves-Jaguin contre Cholet (2-0), En Avant accède à la seconde division.

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Des débuts délicats

En Avant déboule dans le monde professionnel un peu par hasard. Noël Le Graët décide de maintenir le cap. Pas question de faire venir des pros sur le retour sur les bords du Trieux. Le recrutement reste régional. Jean-Luc Le Blévec arrive de Lorient, Alain Thiboult de Vannes, Jacques Cadran et Gilbert Le Goff de Morlaix. Battu à Lille lors de son premier match de D2, En Avant goûte aux joies de la victoire dès la seconde journée face à Caen (2-0). Le stade Yves Jaguin n’étant pas prêt, c’est au stade de Roudourou que l’équipe de Claude Pérard décroche ce succès historique grâce à deux buts de Roger Gill (13’) et Guy Stéphan (30’). La suite est moins rose, les coéquipiers d’Yvon Schmitt mettent 8 rencontres à gagner à nouveau. L’efficacité de Guy Stéphan et une solidarité sans faille permet à l’équipe de se hisser au niveau et d’obtenir le maintien. L’essentiel est fait. Reste à pérenniser le club à ce niveau.

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La première équipe d’En Avant en Deuxième division

L’apport de Cédolin

Noël Le Graët a alors la bonne idée de faire appel à René Cédolin. Durant sa carrière de joueur à Rennes et d’entraîneur (7 saisons à Rennes et Troyes), Cédolin n’a connu que la D1. Il débarque dans les Côtes-du-Nord avec pour mission de professionnaliser le club tout en conservant l’esprit maison. Un cocktail maîtrisé. Preuve que l’euphorie guingampaise n’est pas encore retombée, l’En Avant manque de très peu la montée en D1 en 1980, après un bras de fer homérique avec le voisin Rennais qui rafle la seconde place synonyme de barrages à la différence de buts.